Les centrales électriques israéliennes dans le viseur iranien : une menace ancienne qui revient au premier plan

Ce n’est pas nouveau. C’est ce que rappelle sans dĂ©tour le correspondant Ziv Rubinstein ce dimanche matin, alors que l’Iran formule Ă  nouveau des menaces contre les infrastructures Ă©nergĂ©tiques israĂ©liennes en rĂ©ponse directe Ă  l’ultimatum de Trump sur les centrales iraniennes. « Une menace sympathique, mais pas nouvelle », Ă©crit-il. Et il a raison.

Depuis le premier jour du conflit, les centrales Ă©lectriques israĂ©liennes font partie des cibles dĂ©clarĂ©es ou implicites des frappes iraniennes. Tel Aviv Reading, Hadera, Ashkelon — les noms reviennent comme un inventaire douloureux des sites visĂ©s, frĂ´lĂ©s ou atteints au fil des vingt-deux jours de guerre. L’Iran n’a pas attendu l’ultimatum de Trump pour pointer son arsenal vers les noeuds Ă©nergĂ©tiques de l’État hĂ©breu. C’Ă©tait inscrit dans sa doctrine de reprĂ©sailles dès le dĂ©part : frapper ce qui fait tourner la sociĂ©tĂ© civile, crĂ©er la pression sur les populations, contraindre les dĂ©cideurs.

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La nouveautĂ© de ce dimanche, c’est la symĂ©trie revendiquĂ©e. Trump a postĂ© sur Truth Social un ultimatum explicite : si l’Iran ne rouvre pas totalement le dĂ©troit d’Ormuz dans les 48 heures, les États-Unis frapperont les centrales Ă©lectriques iraniennes, en commençant par la plus grande. TĂ©hĂ©ran rĂ©pond aussitĂ´t sur le mĂŞme registre — les infrastructures Ă©nergĂ©tiques israĂ©liennes seront ciblĂ©es. Une centrale pour une centrale. Une menace pour une menace. La logique de rĂ©ciprocitĂ©, poussĂ©e jusqu’Ă  son terme le plus cru.

Ce qui change dans cette sĂ©quence, c’est l’escalade rhĂ©torique qui accompagne une rĂ©alitĂ© dĂ©jĂ  bien installĂ©e. Les centrales israĂ©liennes sont vulnĂ©rables — elles l’ont dĂ©montrĂ©. Le système de dĂ©fense aĂ©rienne, aussi performant soit-il, a montrĂ© ses limites ces dernières nuits : des missiles iraniens ont traversĂ© la protection au-dessus de Dimona et d’Arad, frappant des zones rĂ©sidentielles et faisant plus de 115 blessĂ©s. Si ces mĂŞmes missiles, ou d’autres aux trajectoires ajustĂ©es, visaient dĂ©libĂ©rĂ©ment une centrale de production Ă©lectrique, les consĂ©quences pour la population civile seraient d’une autre nature — non plus des immeubles soufflĂ©s, mais des hĂ´pitaux sans courant, des abris sans ventilation, une chaĂ®ne logistique militaire et civile paralysĂ©e.

C’est prĂ©cisĂ©ment ce que pointent les analystes depuis le dĂ©but : dans une guerre d’usure, l’Ă©nergie est une arme. L’Iran le sait. IsraĂ«l le sait. Et Trump, en menaçant les centrales iraniennes, a ouvert une boĂ®te dont les deux camps connaissent parfaitement le contenu.

Pendant ce temps, d’autres signaux s’accumulent ce matin. L’Arabie saoudite a commencĂ© Ă  expulser des diplomates iraniens — un geste de rupture symbolique et diplomatique qui illustre l’isolement croissant de TĂ©hĂ©ran dans son propre voisinage. Ă€ l’autre bout du monde, Cuba s’effondre dans le noir : panne d’Ă©lectricitĂ© totale, incendies dans certaines zones — un pays dĂ©jĂ  Ă  genoux qui subit de plein fouet les effets collatĂ©raux d’une guerre qui dĂ©règle les marchĂ©s Ă©nergĂ©tiques mondiaux. Et Ă  9h17, les bulletins d’alerte signalent des tirs identifiĂ©s en direction du centre du pays et de JĂ©rusalem. Une heure, quatre informations. La guerre n’attend pas.

 


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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