Après son arrivée, le Premier ministre Naftali Bennett a accordé une interview au New York Times , dans laquelle il a évoqué le problème iranien et les relations avec les Palestiniens.
Le fait mĂŞme de cette interview est le signe d’un dĂ©gel dans les relations avec les dĂ©mocrates amĂ©ricains, Benjamin Netanyahu a maintes fois vivement critiquĂ© la publication.
Bennett a dĂ©clarĂ© qu’il s’opposerait Ă l’intention des États-Unis de conclure un nouvel accord nuclĂ©aire avec l’Iran et qu’IsraĂ«l poursuivra ses attaques secrètes contre le programme nuclĂ©aire iranien. Il a dĂ©clarĂ© qu’il utiliserait sa rencontre avec Biden pour essayer de changer le ton des relations d’IsraĂ«l avec les États-Unis, qui Ă©taient fragiles sous les dĂ©mocrates. Il a l’intention de chercher un terrain d’entente avec l’administration sur l’Iran et a promis d’arriver Ă la Maison Blanche avec une approche nouvelle et constructive pour contenir le programme nuclĂ©aire iranien.
La nouvelle vision comprend le renforcement des liens avec les pays arabes, des mesures Ă©conomiques contre l’Iran et des mesures diplomatiques pour rĂ©duire l’influence de l’Iran dans la rĂ©gion.
Concernant le problème palestinien, Naftali Bennett a rĂ©vĂ©lĂ© qu’il ne voit pas sa solution dans un avenir proche : « Ce gouvernement n’annexera pas les territoires, mais il ne crĂ©era pas non plus d’État palestinien. Nous n’essaierons pas de rĂ©soudre ce conflit vieux de 130 ans. Je suis le Premier ministre de tous les citoyens israĂ©liens et ce que je fais, c’est trouver un terrain d’entente. »
Le Premier ministre ne va pas Ă©tendre la construction dans les territoires, ne soutient pas le projet amĂ©ricain d’ouvrir un consulat pour les Palestiniens Ă JĂ©rusalem-Est : « JĂ©rusalem est la capitale d’IsraĂ«l, pas un autre État.
Le journal note la diffĂ©rence dans les approches de Bennett et Netanyahu, bien qu’en substance, il continue la politique passĂ©e, Bennett est dĂ©terminĂ© Ă renforcer les relations avec l’administration dĂ©mocratique.




