Des chercheurs sud-africains ont Ă©tudiĂ© les antĂ©cĂ©dents mĂ©dicaux de milliers de patients qui ont Ă©tĂ© infectĂ©s au cours des deux vagues de la pandĂ©mie (Delta et Omicron) et ont conclu que l’effet protecteur de la vaccination ou d’une infection antĂ©rieure pendant la vague Omicron Ă©tait aussi forte que pendant la vague Delta. Les auteurs de l’Ă©tude qualifient cette conclusion de très encourageante, car elle rĂ©fute les craintes gĂ©nĂ©rales que les vaccinations et l’immunitĂ© prĂ©cĂ©demment acquise aient « perdu de leur force » et ne protègent pas contre une nouvelle souche de coronavirus qui peut facilement infecter les patients vaccinĂ©s et guĂ©ris.
Les premières Ă©tudes montrent que les vaccins de Moderna, Pfizer/Biontech, Johnson & Johnson et AstraZeneca sont Ă©galement efficaces contre les variantes qui se multiplient en Suisse. Actuellement, des recherches intensives se poursuivent pour dĂ©terminer l’efficacitĂ© des vaccins contre la dernière variante du virus, l’Omikron. Il est assez facile et rapide de modifier les vaccins Ă vecteur et les vaccins Ă ARNm afin de les adapter aux nouveaux variants du virus, si nĂ©cessaire.
Une Ă©tude sud-africaine confirme que mĂŞme chez les personnes non immunisĂ©es, Omicron est moins susceptible de provoquer des complications graves, une hospitalisation ou la mort par rapport Ă toutes les souches prĂ©cĂ©dentes de coronavirus. Dans la vague induite par Omicron, les patients graves du COVID-19 ont Ă©tĂ© rĂ©duits principalement en raison de la protection confĂ©rĂ©e par une infection et/ou une vaccination antĂ©rieure, mais une virulence intrinsèquement rĂ©duite peut expliquer un risque rĂ©duit d’environ 25 % de l’hospitalisation grave ou dĂ©cès par rapport Ă Delta. La protection vaccinale a Ă©tĂ© maintenue au cours de la quatrième vague.
Aujourd’hui, le CDC a publiĂ© les rĂ©sultats d’une Ă©tude amĂ©ricaine non publiĂ©e, confirmant les preuves d’une Ă©volution significativement moins grave de l’infection causĂ©e par Omicron, quel que soit le statut vaccinal et l’infection antĂ©rieure. La mĂ©thodologie de l’Ă©tude amĂ©ricaine semble plus prĂ©cise – ils n’ont pas comparĂ© le tableau de la morbiditĂ© au cours des diffĂ©rentes vagues, mais l’Ă©volution clinique de la maladie chez les patients de la vague actuelle avec une souche virale Ă©tablie en laboratoire (Omicron ou Delta).
Pour rappel, Il se crée sans cesse de nouveaux variants de Sars-CoV-2. Le site Web https://nextstrain.org/ncov/global présente un bon aperçu des variants du virus actuellement connus et séquencés.





