Initiative de paix ? Abbas refuse de rencontrer le président Rivlin à Bruxelles

Le PrĂ©sident de l’AutoritĂ© palestinienne Mahmoud Abbas a refusĂ© l’offre du PrĂ©sident du Parlement europĂ©en Martin Schulz de rencontrer le prĂ©sident israĂ©lien Reuven Rivlin Ă  Bruxelles, selon les mĂ©dias israĂ©liens.

Abbas et Rivlin sont dans la capitale belge en tant qu’invitĂ©s de l’Union europĂ©enne.

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Le refus d’Abbas vient un jour après que Rivlin lui a donnĂ© une adresse spĂ©ciale avant la sĂ©ance plĂ©nière du Parlement europĂ©en.

Lors de son discours, Rivlin a critiquĂ© l’initiative de paix française multilatĂ©rale disant que toute tentative de revenir aux nĂ©gociations Ă  cause des nĂ©gociations, « nous entraĂ®nera plus loin » d’une solution pacifique.

« L’initiative française souffre de dĂ©fauts fondamentaux », a dĂ©clarĂ© Rivlin lors du discours. Ces nĂ©gociations, non seulement ne nous apportent pas la solution tant attendue, mais nous entraĂ®nent plus loin de la paix ».

« Actuellement, les conditions pratiques, les circonstances politiques et rĂ©gionales, qui nous permettraient de parvenir Ă  un accord permanent entre nous – IsraĂ«l et l’AutoritĂ© palestinienne – ne parviennent pas Ă  se matĂ©rialiser », a-t-il ajoutĂ©.

L’initiative de paix française multilatĂ©rale a tenu sa première rĂ©union au dĂ©but du mois avec des reprĂ©sentants de 28 pays, la Ligue arabe, l’Union europĂ©enne et des Nations Unies, dans laquelle la communautĂ© internationale pourrait « aider d’avance les perspectives de paix, y compris en fournissant des incitations significatives aux parties Ă  faire la paix ».

Ni les reprĂ©sentants israĂ©liens, ni l’AP n’ont Ă©tĂ© invitĂ©s aux pourparlers dans la capitale française qui visaient Ă  prĂ©parer le terrain pour une confĂ©rence de paix Ă  part entière qui se tiendra Ă  la fin de l’annĂ©e.

Les nĂ©gociations entre les IsraĂ©liens et les Palestiniens sont Ă  l’arrĂŞt depuis une initiative menĂ©e par les USA effondrĂ©e en Avril 2014.

« Si l’Europe est intĂ©ressĂ© Ă  servir comme un facteur constructif dans la lutte pour un futur accord, cela incombe Ă  ses dirigeants, qui doivent concentrer leurs efforts et le renforcement d’une confiance mĂ©thodique. Non pas par des cessions, mais grâce Ă  l’investissement ; non pas par le boycott, mais par la coopĂ©ration », a dĂ©clarĂ© Rivlin au  Parlement europĂ©en lors de son discours historique.

«Je vous parle aujourd’hui au nom d’une nation qui abhorre la guerre et dĂ©sire la vie et la paix. Et je dois dire : on ne peut pas espĂ©rer obtenir de meilleurs rĂ©sultats en recourant aux mĂŞmes perspectives et outils qui ont Ă©chouĂ© Ă  maintes reprises auparavant».

Au dĂ©but de son discours, Rivlin a soulignĂ© l’importance historique dans la relation d’IsraĂ«l avec l’Europe.

« On ne pouvait pas prĂ©voir qu’un ancien peuple qui a vĂ©cu pendant des annĂ©es d’exil ait dĂ©cidĂ© de retourner vers sa patrie historique… ni prĂ©voir un tel cours historique alambiquĂ© d’Ă©vènements dans lesquels un continent complètement dĂ©chirĂ© et saignant, inondĂ© avec le sang de la guerre et les conflits, aurait ouvert la voie Ă  un parlement europĂ©en commun. Et oui, non moins importants sont les liens, fermes et solides créés entre nous ».

Le PrĂ©sident a suggĂ©rĂ© que la critique visant IsraĂ«l en Europe « provient, entre autres, d’un malentendu et une impatience envers ce besoin existentiel de la nation juive et l’État d’IsraĂ«l ».

Il a poursuivi en disant que, malheureusement, «IsraĂ«l a un sentiment croissant d’impatience» en ce qui concerne l’Europe.