Un nouveau rapport ébranle l’UNESCO : les « journalistes » se révèlent être des terroristes

L’UNESCO se retrouve une fois de plus dans la tourmente. Un rapport publié par l’organisation de surveillance UN Watch accuse l’agence onusienne pour l’éducation, la science et la culture d’avoir désigné publiquement sept membres du Hamas et du Jihad islamique palestinien comme des journalistes tués dans la bande de Gaza, sans jamais rectifier ses communications même après que leur appartenance à des organisations terroristes eut été établie.

Selon le document, l’UNESCO a diffusé des messages déplorant la mort de ces sept individus, présentés comme des professionnels des médias : Mohammed Abou Armana, Anas al-Sharif, Mohammed Washah, Hamza al-Dahdouh, Mostafa Thuraya, Mohammed Jarghoun et Mohammed Nasser Abou al-Huwaidi. UN Watch affirme que ces mêmes personnes ont ensuite été identifiées, tantôt par le Hamas lui-même, tantôt par le Jihad islamique palestinien, tantôt par Tsahal, comme des membres actifs voire des commandants au sein des branches armées de ces organisations terroristes.

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Une méthodologie d’aveuglement volontaire ?

Le directeur exécutif de UN Watch, Hillel Neuer, a adressé une lettre au directeur général de l’UNESCO, Khaled El-Enany, dans laquelle il exige une rectification complète des publications litigieuses. Il y dénonce une contradiction flagrante avec la propre méthodologie de vérification de l’organisation, laquelle impose pourtant de croiser plusieurs sources et d’actualiser l’information dès l’apparition de nouveaux éléments. D’après le rapport, cette règle interne n’aurait tout simplement pas été appliquée dans ces sept cas, alors même que les éléments contredisant le statut de « journaliste » étaient disponibles.

Neuer estime que lorsqu’une agence de l’ONU immortalise publiquement des activistes terroristes sous l’étiquette de journalistes, et refuse de corriger ses fiches même après que le Hamas a lui-même reconnu qu’il s’agissait de combattants, c’est la crédibilité de l’ensemble de l’institution onusienne qui s’en trouve fragilisée — et l’intégrité des véritables journalistes, ceux qui risquent réellement leur vie pour couvrir les zones de conflit, qui en pâtit directement.

UN Watch ne se contente pas de demander une simple correction cosmétique. L’organisation réclame l’ouverture d’une commission d’enquête indépendante au sein de l’UNESCO, la publication complète de la méthodologie ayant permis d’attribuer le statut de journaliste à des personnes tuées à Gaza, ainsi que des sanctions contre les responsables des publications jugées erronées.

Un phénomène documenté depuis des mois

Ce rapport de UN Watch ne surgit pas de nulle part. Il s’inscrit dans une série de révélations similaires publiées ces derniers mois par des centres de recherche israéliens, qui pointent la difficulté chronique à distinguer, dans la bande de Gaza, les authentiques professionnels des médias des combattants opérant sous couverture journalistique. Le phénomène a été documenté à plusieurs reprises : des correspondants de chaînes locales identifiés a posteriori comme membres des brigades Ezzedine al-Qassam, des opérateurs de drones présentés comme cameramen mais utilisés à des fins de renseignement militaire, ou encore des figures médiatiques photographiées aux côtés de dirigeants terroristes avant même le déclenchement de la guerre.

Le cas de Hamza al-Dahdouh et Mostafa Thuraya, cités dans le rapport de UN Watch, avait déjà fait grand bruit : les deux hommes, éliminés dans la région de Rafah en janvier 2024, opéraient selon Tsahal des drones au service des organisations terroristes de la bande de Gaza. Al-Dahdouh travaillait pour Al Jazeera, tout comme son père.

Cette confusion structurelle, entretenue selon certains observateurs par le Hamas lui-même — qui contrôle étroitement les accréditations et les mouvements des correspondants opérant à Gaza — place les organisations internationales face à un dilemme récurrent : comment vérifier le statut réel d’individus tués dans une zone de guerre où l’appareil de propagande du pouvoir en place a tout intérêt à gonfler le nombre de victimes « civiles » et « journalistiques » ?

Pour UN Watch, l’affaire dépasse largement le cadre de sept dossiers individuels. Elle interroge la capacité, ou la volonté, des instances onusiennes à appliquer à Israël les mêmes standards rigoureux de vérification qu’elles revendiquent appliquer ailleurs. L’organisation attend désormais une réponse officielle de l’UNESCO, qui n’a pour l’heure pas réagi publiquement aux accusations portées dans le rapport.

Sur le même sujet, notre rédaction avait déjà révélé comment un journaliste gazaoui proche de Yahya Sinwar avait trahi sa profession le jour du massacre du 7 octobre. UN Watch, déjà à l’origine de plusieurs rapports accablants, avait par ailleurs dénoncé le biais systématique de l’ONU contre Israël lors de résolutions précédentes de l’Assemblée générale.