Les pogroms anti-juifs dans les villes mixtes pendant l’opĂ©ration Gardiens des murs ont considĂ©rablement rĂ©duit le sentiment de sĂ©curitĂ© parmi les citoyens. Beaucoup de ceux qui n’y avaient mĂŞme pas pensĂ© avant ont dĂ©cidĂ© d’acquĂ©rir des armes personnelles.
Le nombre de demandes de permis de port d’armes personnelles a plus que doublĂ© au cours de la dernière annĂ©e, selon un rapport publiĂ© aujourd’hui par la division des licences d’armes du Department of Homeland Security. Après avoir reçu en moyenne environ 9 600 candidatures au cours des dernières annĂ©es, le dĂ©partement a reçu 19 375 candidatures en 2021.
Les pogroms à Lod, Akko et ailleurs marquent un tournant dans les chiffres. Sur ces près de 20 000 demandes, 15 000 ont été déposées après mai. Le record était en juin avec 6092 personnes souhaitant acquérir des armes.
Le dernier regain d’intĂ©rĂŞt pour les armes personnelles remonte Ă 2018 : puis 12,5 mille demandes de licence ont Ă©tĂ© dĂ©posĂ©es.
Dans le mĂŞme temps, le durcissement des règles de dĂ©livrance des licences a entraĂ®nĂ© une diminution significative du nombre d’IsraĂ©liens ayant le droit de porter des armes. Si en 2009, il y avait environ 185 000 barils lĂ©gaux en stock, il y en a aujourd’hui un peu moins de 149 000.
Le ministre de la SĂ©curitĂ© intĂ©rieure, Omer Bar-Lev, a reconnu que l’augmentation record de l’intĂ©rĂŞt pour les armes personnelles est un indicateur de la perte du sentiment de sĂ©curitĂ© qui a Ă©mergĂ© depuis les Ă©vĂ©nements de mai Ă Lod et Akko. Il a ajoutĂ© que la tâche de la police est de redonner un sentiment de sĂ©curitĂ© Ă la population, afin que le dĂ©sir de porter des armes disparaisse.





