Il a dĂ©fendu et menĂ© le procès Eichmann : le juge Gabriel Bach est dĂ©cĂ©dĂ© Ă  l’âge de 95 ans

Le juge Ă  la retraite de la Cour suprĂŞme Gabriel Bach est dĂ©cĂ©dĂ© hier (vendredi) Ă  l’âge de 95 ans. Bach est nĂ© le 13 mars 1927 Ă  Halberstadt, en Allemagne, a fui avec sa famille d’Allemagne aux Pays-Bas en 1938, deux semaines avant la nuit de cristal, et en 1940, avant l’invasion allemande des Pays-Bas, il s’enfuit avec sa famille et Ă©migra en IsraĂ«l. Ă€ partir de 1943, il Ă©tait membre de l’organisation Haganah.

Entre les années 1951-1953, il a servi dans le bureau du procureur militaire de Tsahal et a terminé son service militaire avec le grade de major.

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En 1953, il a commencĂ© Ă  travailler pour le bureau du procureur de l’État. Entre 1962 et 1960, il se voit confier la collecte des preuves contre le criminel nazi Adolf Eichmann et conduit le procès historique aux cĂ´tĂ©s de Gideon Hausner. Après le procès, il a travaillĂ© dur pour empĂŞcher la prescription des crimes de guerre nazis et pour condamner les commandants des camps d’extermination. En mĂŞme temps, il forgea de profondes amitiĂ©s avec les dirigeants allemands et, dans son esprit optimiste, contribua grandement Ă  cultiver les liens d’IsraĂ«l avec « l’autre Allemagne ». En particulier, il a vu une mission de voyage pour donner des confĂ©rences aux enfants et aux jeunes allemands sur l’Holocauste du peuple juif et ses leçons.

De 1969 Ă  1982, il a Ă©tĂ© procureur de la RĂ©publique. Au cours de son mandat de procureur de la RĂ©publique, il a personnellement traitĂ© de nombreuses affaires qui ont bouleversĂ© l’État, y compris des affaires complexes impliquant la sĂ©curitĂ© de l’État, les premières affaires en col blanc, des affaires de meurtre et de violence, des requĂŞtes faisant jurisprudence auprès de la Haute Cour et envoyĂ©es Ă  des missions confidentielles Ă  l’Ă©tranger.

Gabriel Bach

En 1982, il a Ă©tĂ© nommĂ© juge Ă  la Cour suprĂŞme. Il avait des opinions libĂ©rales et humaines. Il voyait toujours devant ses yeux l’histoire personnelle des justiciables devant lui. Son approche a toujours Ă©tĂ© caractĂ©risĂ©e par la modĂ©ration, le sens des proportions, tout en prĂ©servant l’Ă©quitĂ©, la justice et la puretĂ© des mĹ“urs, en prĂ©servant les valeurs de la dĂ©mocratie et de l’État de droit et en protĂ©geant les faibles de la sociĂ©tĂ©. L’Ă©quitĂ© et l’humanitĂ©, ainsi que le regard Ă  la hauteur de chaque personne, Ă©taient les traits caractĂ©ristiques qui lui ont valu beaucoup d’amour et de sympathie d’un mur Ă  l’autre.

Le 13 mars 1997, Ă  l’âge de 70 ans, il se retire de la magistrature. Après sa retraite, il a Ă©tĂ© prĂ©sident de comitĂ©s publics, notamment le ComitĂ© de nomination des hauts fonctionnaires, le ComitĂ© de sĂ©lection du procureur gĂ©nĂ©ral, le ComitĂ© de sĂ©lection des rĂ©cipiendaires du prix EMT, le Banknote Bank Planning ComitĂ©, Conseil de Yad Vashem et vice-prĂ©sident de la Cour suprĂŞme sioniste.

Tout au long de ses annĂ©es d’activitĂ©, et mĂŞme après sa retraite de la Cour suprĂŞme, il a vu une grande importance et a Ă©tĂ© actif pour expliquer les positions et les dĂ©fis d’IsraĂ«l dans le monde. Il a reprĂ©sentĂ© IsraĂ«l dans des forums internationaux, est apparu dans des programmes tĂ©lĂ©visĂ©s dans divers pays et a adhĂ©rĂ© Ă  sa mission de sensibilisation Ă  l’Holocauste, ainsi que de prĂ©senter les rĂ©alisations et les valeurs de l’État d’IsraĂ«l. En 1997, il a reçu le titre de « Chère JĂ©rusalem », et en 2005, il a reçu le titre de « Chevalier de la qualitĂ© du gouvernement » pour l’ensemble de ses rĂ©alisations.

La présidente de la Cour suprême, la juge Esther Hayut, les anciens et actuels présidents et juges de la Cour suprême, le directeur des tribunaux, le juge Dr Yigal Marzel, et tous les juges israéliens depuis des générations et les employés du pouvoir judiciaire participent au deuil de la famille Bach.