Le terrorisme djihadiste en Espagne a frappé une nouvelle cette nuit, avec une attaque au centre de Barcelone qui a tué au moins 13 personnes et blessé plus de 100.
Lors d’une opĂ©ration policière subsĂ©quente de la police catalane (Mossos d’Esquadra) , cinq terroristes ont Ă©tĂ© tuĂ©s  après une seconde attaque Ă la voiture bĂ©lier dans la ville de Cambrils de Tarragone, au sud de Barcelone.
La police a rapporté que cinq membres présumés de la cellule ont percuté avec leur véhicule plusieurs personnes à Cambrils, dont sept ont été blessés, dont certains grièvement.
Après l’attaque, les policiers ont interceptĂ© les terroristes dans la voiture qui circulait autour de la promenade, dans un rond-point près de la ville portuaire, oĂą apparemment le vĂ©hicule a Ă©tĂ© renversĂ©.
Lorsque les terroristes ont tentĂ© d’Ă©chapper au vĂ©hicule il y a eu  une fusillade dans laquelle quatre d’entre eux ont Ă©tĂ© tuĂ©s sur les lieux et un cinquième blessĂ© et arrĂŞtĂ©, est mort quelques heures plus tard.
Les policiers Ă©tudient le lien possible entre l’attentat de Barcelone et celui de Cambrils, ainsi que l’explosion dans une maison dans le village de Alcanar, un jour plus tĂ´t.
L’État islamique, Ă travers son agence AMAQ, a revendiquĂ© la responsabilitĂ© de l’attaque dans la capitale catalane, dont l’un des auteurs prĂ©sumĂ©s, censĂ© ĂŞtre le chauffeur de la camionnette qui a percutĂ© une centaine de personnes sur la Rambla, a fui .
Deux autres dĂ©tenus, tandis qu’un autre homme a Ă©tĂ© tuĂ© par les forces de sĂ©curitĂ© en passant devant l’un des postes de contrĂ´le de police dĂ©ployĂ©es après l’attaque. Un agent a eu une fracture de la cheville, mais Ă l’heure actuelle aucune preuve que la personne dĂ©cĂ©dĂ©e est liĂ©e Ă l’attaque.
L’un des dĂ©tenus, originaire de Melilla, est directement liĂ©e Ă l’explosion.
L’autre serait la personne qui aurait louĂ© la camionnette dans la ville de Barcelone de Santa Perpetua de la Mogoda.
Ce serait un jeune homme d’origine marocaine nommĂ© Diss Oukabir, qui dans son compte du rĂ©seau social Facebook se fait appeler « la fouine » (belette, en traduction française).
Oukabir a vĂ©cu cinq ans en Espagne, alors qu’il avait un permis de sĂ©jour. En 2012, il a passĂ© un mois en dĂ©tention pour un crime d’abus sexuels.
Ă€ partir de 17:00 h, un van blanc a percutĂ© la foule des citoyens sur la Rambla, beaucoup d’entre eux des touristes. Cette camionnette a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© peu de temps après.
Quelques minutes après l’attaque (confirmĂ©e en quelques heures comme une attaque terroriste), les policiers d’Esquadra ont permis une large opĂ©ration au centre de Barcelone, et ont arrĂŞtĂ© les suspects.
Ils ont coupé les transports publics et ont demandé aux citoyens et aux touristes de ne pas se rendre au centre-ville.
Le prĂ©sident de la Generalitat de Catalogne, Carles Puigdemont, a dirigĂ© un comitĂ© de crise après l’attaque, avec le Maire de Barcelone, Ada Colau.
A la fin, dans une dĂ©claration au Palau de la Generalitat, la Catalogne a dit que malgrĂ© l’attaque, « cet Ă©tĂ©, restera une terre de paix, d’accueil et d’hospitalitĂ© ».
Sa réaction a entrainé une vague de manifestations de solidarité et de fraternité avec le peuple catalan par divers dirigeants politiques.
Le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, qui a dĂ©mĂ©nagĂ© Ă Barcelone a soulignĂ© que « la première prioritĂ© » sont les victimes et la solidaritĂ© de l’Espagne avec Barcelone.
Il a lancĂ© un appel Ă l’unitĂ© pour briser une fois de plus le terrorisme, et a rĂ©vĂ©lĂ© que, dans un proche avenir, le gouvernement invitera le pacte contre le djihadisme. En outre, ils ont Ă©tĂ© adoptĂ©es Ă travers l’Etat trois jours de deuil officiel Ă partir de ce vendredi.
En dehors de l’Espagne, il y a eu d’autres rĂ©actions, Ă la fois par la chancelière allemande Angela Merkel et le prĂ©sident français Emmanuel Macron, mais aussi le Premier ministre israĂ©lien.
La situation dans le centre-ville, quelques heures après l’attaque, est encore marquĂ©e par le traumatisme et le silence. Les rues montrent un aspect du dĂ©sert, les touristes ont Ă©tĂ© bloquĂ©s dans les hĂ´tels et les stations de mĂ©tro et de train sont fermĂ©s.
Plusieurs tĂ©moins ont pu raconter l’horreur. « J’ai vu plusieurs personnes voler », a dĂ©clarĂ© un chauffeur de taxi. « La plupart des blessĂ©s ne pouvaient pas se lever et il y avait beaucoup de gens en sang sur le sol », a dit un autre travailleur dans la rĂ©gion.
Le gouvernement, quant Ă lui, a donnĂ© un numĂ©ro gratuit 900400012 pour aider les victimes de l’attaque.
Les consĂ©quences se sont propagĂ©es mĂŞme Ă l’aĂ©roport El Prat, oĂą les employĂ©s de la sociĂ©tĂ© de sĂ©curitĂ©, Eulen, ont temporairement suspendu la grève.




