La synagogue principale de Barcelone sera fermĂ©e pendant au moins 24 heures après l’attaque terroriste mortelle de ce jeudi dans la ville, oĂą au moins treize personnes ont Ă©tĂ© tuĂ©es et plus de 100 blessĂ©es.
Le rabbin de Barcelone Meir Bar Chen a dĂ©clarĂ© que toutes les « institutions communautaires » avaient Ă©tĂ© fermĂ©es immĂ©diatement après l’atrocitĂ©. Bar Chen a confirmĂ© que «ce n’Ă©tait pas une attaque terroriste dirigĂ©e contre les juifs», suite aux rapports initiaux selon lesquels un restaurant kosher sur la route de Las Ramblas sur la voie de la fourgonnette des terroristes avait Ă©tĂ© leur cible principale.
Dans une interview accordĂ©e Ă The Algemeiner jeudi, un Ă©minent journaliste catalan a mis en Ă©vidence les vulnĂ©rabilitĂ©s auxquelles les autoritĂ©s espagnoles sont confrontĂ©es pour faire face au terrorisme Ă la fois Ă l’Ă©chelle rĂ©gionale et nationale, Ă mesure que de plus amples dĂ©tails sur l’attaque ont Ă©tĂ© rĂ©percutĂ©s.
« Les mesures contre le terrorisme ont Ă©tĂ© mises en Ĺ“uvre, mais il y a eu peu de coopĂ©ration entre l’État et les autoritĂ©s rĂ©gionales, en particulier la question sĂ©paratiste, » Borja Vilallonga selon le rĂ©dacteur en chef des hebdomadaires influents catalans « El Temps ».
Au moins 13 personnes ont Ă©tĂ© assassinĂ©es et plus de 100 blessĂ©es dans une attaque Ă la fourgonnette bĂ©lier le long de la cĂ©lèbre voie de Las Ramblas…
Le 1er octobre, les Ă©lecteurs en Catalogne se rendront aux sondages lors d’un rĂ©fĂ©rendum sur la sĂ©paration de l’Espagne – une annonce rĂ©cente du gouvernement catalan selon laquelle la rĂ©gion pourrait dĂ©clarer son indĂ©pendance dans les 48 heures suivant le rĂ©sultat, ce qui a approfondi dĂ©jĂ de fortes tensions avec le gouvernement central Ă Madrid.
Vilallonga a dĂ©clarĂ© : « Les imams et les communautĂ©s se dĂ©veloppent sans aucune surveillance de l’Etat, mĂŞme si diffĂ©rents groupes terroristes ont Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©s Ă plusieurs reprises dans la rĂ©gion de Barcelone, et qu’un certain nombre d’attaques ont Ă©tĂ© Ă©vitĂ©es ».
En consĂ©quence, a dĂ©clarĂ© Vilallonga, la police catalane est techniquement prĂŞte Ă rĂ©pondre au terrorisme, mais elle est «mal informĂ©e» du cĂ´tĂ© du renseignement. « La police catalane ne peut pas accĂ©der aux fichiers Europol », a-t-il citĂ© comme exemple, se rĂ©fĂ©rant Ă l’agence europĂ©enne chargĂ©e de l’application de la loi. « Mais c’est la police catalane qui est chargĂ©e de patrouiller les espaces publics Ă Barcelone comme le site de l’attaque aujourd’hui ».
Ă€ la suite de l’attaque, les mĂ©dias locaux ont signalĂ© que la camionnette utilisĂ©e avait Ă©tĂ© louĂ©e par un individu musulman, et que les analystes du renseignement ont notĂ© que les mĂ©dias sociaux de ces suspects – qui ont Ă©tĂ© retirĂ©s – contiennent une propagande islamiste. Le groupe terroriste sunnite ISIS a depuis pris la responsabilitĂ© de l’attaque dans un communiquĂ© sur son agence de presse Amaq.
Vilallonga a observĂ© que « les agences gouvernementales ont peu de contrĂ´le sur les diffĂ©rentes branches de l’islam Ă Barcelone » malgrĂ© « des rapports de radicalisation remontant depuis des annĂ©es ».
« Nous ne savons pas vraiment ce que les musulmans de Barcelone pensent, ou comment les courants extrémistes Salafi les infiltrent », a déclaré Vilallonga.
Environ 1,2 M. musulmans vivent en Espagne, dont au moins 400 000 en Catalogne. Une centaine de musulmans espagnols auraient rejoint les terroristes ISIS en Irak et en Syrie.





